Avec l'assurance vieillesse, l'assurance invalidité (AI) est l'un des piliers du système des assurances sociales en Suisse. Mais ses finances sont depuis des années en crise.
La 5e révision
de l'AI prévoit donc une série de mesures
d'économies.
Celles-ci sont combattues par un référendum
soutenu par la gauche.
En 2006, l'AI
a enregistré un déficit de 1,6 milliard de
francs. La dette cumulée est désormais de
plus de 9 milliards. Le problème principal
est l'augmentation constante des
bénéficiaires d'une rente invalidité: 5,3%
de la population active en 2005 contre 3,2%
en 1990.
Cette augmentation concerne surtout les
problèmes psychiques. La majeure partie des
observateurs met ce phénomène en relation
avec l'augmentation du stress au poste de
travail. L'AI est devenue une sorte de porte
de sortie du monde du travail pour ceux qui
ne supportent plus des cadences toujours
plus soutenues.
Même si, au cours des trois dernières
années, le nombre de nouvelles rentes a déjà
diminué de 30%, grâce surtout à des
contrôles médicaux plus sévères, la
situation reste difficile. Il y a donc un
consensus sur la nécessité d'agir pour
assainir les finances de l'AI. Mais les
positions sont assez éloignées quant à la
manière d'y parvenir.
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