
Info
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Le Conseil des Etats valide une
baisse du 2ème pilier
Les personnes qui partiront à la retraite après 2015 toucheront
une rente du 2e pilier inférieure de près de 10 % par rapport à aujourd'hui.
Les cotisants au 2ème pilier vont voir leur rente fondre à l'avenir...
Ce taux est
actuellement de 7,05 % pour les hommes et de 7,1 % pour les femmes. En
clair, pour un capital de prévoyance professionnelle (LPP) de 100 000 francs
accumulé au cours de sa vie active, un assuré touchera à terme une rente
annuelle de 6400 francs contre actuellement 7050 francs, respectivement 7100
francs. Soit près de 700 francs de moins.
Crise financière
L'adaptation se fera
par étapes sur cinq ans, entre début 2010 et fin 2014. La gauche n'a pas
combattu le principe d'une baisse du taux de conversion «pour tenir compte
de la crise financière et de la récession qui s'annonce». Dans un premier
temps, elle souhaitait toutefois la limiter à 6,5 %.
«Derrière ces
baisses, il y a des gens dont les revenus ne sont pas toujours énormes et
pour qui 200 francs de plus ou de moins par mois, ça fait une différence».
La gauche a fini par retirer sa proposition, à contre-coeur, non sans
rappeler que la loi en vigueur depuis 2005 prévoit déjà de réduire le taux
utilisé pour calculer le montant des rentes à 6,8 % d'ici 2014. Fixer le
taux à 6,4 % constitue une baisse «très sévère».
La réplique du
Conseil fédéral n'a pas tardé: «On doit de temps en temps se demander si les
caisses sont capables de remplir les obligations qu'on leur fixe et pas
seulement se placer du point de vue des assurés», a lancé le président de la
Confédération Pascal Couchepin.
Et d'ajouter que
l'espérance de vie ne cessait de s'allonger alors que les rendements réels
obtenus par les caisses de pension diminuaient. « Certaines caisses ont
épuisé leurs réserves en 2008. Elles devront les reconstituer tout en
répondant à des exigences légales de plus en plus difficiles à tenir ».
Manque de
transparence
Les caisses ont
perdu des milliards en raison de la crise financière, non pas parce qu'elles
ont spéculé mais parce qu'elles sont impliquées dans un système où trop de
personnes ont spéculé de manière irresponsable.