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Info -
Assurance
maladie de base:
5 méthodes de médecine complémentaire exclue
Les
caisses maladie ne seront plus tenues dès la fin du mois de rembourser
l'homéopathie, la phytothérapie, la thérapie neurale, la médecine
anthroposophique et la médecine traditionnelle chinoise. Le Département
de l'intérieur en a décidé ainsi.
En juillet 1999, ces cinq méthodes de médecine complémentaire avaient
été admises dans l'assurance maladie de base à titre provisoire jusqu'au
30 juin 2005. Au terme du délai, elles n'y seront pas incluses
définitivement. Admise depuis plus longtemps, l'acupuncture demeure elle
dans la liste des prestations à la charge des assureurs.
Selon le Département de Pascal Couchepin, il n'a pas été suffisamment
prouvé que les cinq méthodes complémentaires satisfaisaient aux critères
d'économicité, mais surtout d'efficacité et d'adéquation selon la loi
sur l'assurance maladie (LAMal).
"Le problème n'était pas de savoir si elles pouvaient soulager, voire
guérir", note le DFI, qui ne veut porter aucun jugement de valeur sur
ces alternatives à la médecine classique.
Le critère économique n'a pas joué un rôle déterminant. En effet,
contrairement à ce que l'on craignait en 1999, l'admission de ces
thérapies dans le catalogue des soins remboursés n'a pas conduit à une
explosion des coûts. Au cours des dernières années, les médecins ont
facturé des prestations de médecine complémentaire pour un montant de 60
à 80 millions de francs.
Ce résultat s'explique du fait d'une part que les consommateurs payent
de leur poche de nombreuses factures et d'autre part qu'une proportion
importante de ces prestations est déjà financée par des assurances
complémentaires. Le DFI part du principe que de nouvelles offres
d'assurance complémentaire bon marché verront rapidement le jour pour
couvrir la demande.
Le Département de l'intérieur estime en outre que sa décision mettra fin
à un certain arbitraire. Bon nombre d'autres méthodes de médecine
complémentaire auraient pu prétendre à leur admission dans la liste des
prestations payées. La solution retenue met de plus sur pied d'égalité
les thérapeutes non médecins (jamais couverts par l'assurance de base)
et les médecins.
L'examen de la pertinence du remboursement obligatoire des médecines
complémentaires n'est que le début d'un vaste processus. "Dans les mois
et les années à venir, toutes les prestations couvertes par l'assurance
de base seront réexaminées selon les mêmes principes d'économicité,
d'efficacité et d'adéquation", a averti le DFI.

- Dans
la médecine traditionnelle chinoise, on connaît surtout l'acupuncture
qui reste couverte par l'assurance de base. L'essentiel réside dans la
recherche et le rétablissement des flux d'énergie. On compte aujourd'hui
entre 300 et 400 médecins pratiquant cette spécialité, selon
l'Association suisse des sociétés de médecin pour l'acupuncture et la
médecine chinoise.
- La
médecine anthroposophique s'inspire de la philosophie de Rudolf Steiner.
Par diverses méthodes, elle cherche à lever la disharmonie. En 2002, la
Suisse comptait 150 médecins anthroposophes, dont 88 titulaires d'un
diplôme FMH, selon l'association correspondante.
- La
phytothérapie est le traitement par les plantes. Elle repose sur la
connaissance des substances végétales et des plantes qui permettent de
traiter une affection. Quelque 250 médecins sont membres de la société
médicale de Suisse pour la phytothérapie.
- La
thérapie neurale part du fait que toutes les maladies sont en relation
avec le système neuro-végétatif. Le traitement se fait par une approche
globale de la douleur et utilise notamment des techniques particulières
d'injections. Elle est aussi utilisée en anesthésie.

Admise
depuis plus longtemps, l'acupuncture n'est pas concernée par la
décision. Il en va de même pour certains médicaments phytothérapeutiques
figurant sur la liste des spécialités remboursées.
«Nous ne mettons pas en doute que les médecines douces puissent
soulager, voire guérir, certains problèmes de santé», a déclaré devant
la presse le conseiller fédéral Pascal Couchepin. «Mais cela ne suffit
pas.»
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