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LAMal - La psychothérapie dans le collimateur de Couchepin

Après avoir biffé cinq médecines complémentaires du catalogue de base de l'assurance maladie, l'OFSP examine la possibilité d'en faire de même avec la psychothérapie.

La psychothérapie et d'autres soins pourraient bientôt être exclus de l'assurance de base. Les médecines de réhabilitation et de bien-être sont également visées.

«On n'arrive plus à contrôler ce qu'on paie et si tous les traitements sont utiles», a expliqué Hans Heinrich Brunner, vice- directeur de l'Office fédéral de la santé publique.
L'OFSP n'a pas encore décidé quelles prestations seront examinées en premier lieu.

Mais il est «certain» que des méthodes comme la rééducation et la psychothérapie en feront partie. Le potentiel d'économies est bien plus important dans ces domaines qu'en ce qui concerne les médecines complémentaires: entre un demi et un milliard de francs sont déboursés chaque année en Suisse 

Pas de bien-être

Ces domaines se sont beaucoup développés, ce qui n'est plus supportable financièrement pour les caisses maladie, a indiqué M. Brunner. La frontière entre la médecine de réhabilitation et le bien-être doit être soigneusement examinée.

Le chef du Département fédéral de l'intérieur (DFI) Pascal Couchepin a demandé de dépouiller dans ce sens tout le catalogue des soins, a précisé à l'ats Daniel Dauwalder, porte-parole de l'OFSP. Selon M. Brunner, «une liste relativement complète» sera disponible début 2006.

Pas de PEK

La décision ne se prendra toutefois pas sur la base d'une étude similaire à celle réalisée par le Programme d'évaluation des médecines complémentaires (PEK). Lancé il y a sept ans par Ruth Dreifuss, alors en charge du DFI, le PEK devait évaluer cinq médecines complémentaires introduites à l'essai dans le catalogue de base et éventuellement les inscrire définitivement.

Or M. Couchepin a décidé vendredi de biffer définitivement, à partir du 1er juillet, ces cinq médecines complémentaires (l'homéopathie, la phytothérapie, la thérapie neurale, la médecine anthroposophique et la médecine traditionnelle chinoise) du catalogue remboursé par l'assurance obligatoire. Motif invoqué: leur efficacité n'est pas prouvée.

Cette décision a été vivement critiquée. Seules les caisses maladie l'ont approuvée. Le potentiel d'économies se situe entre 60 et 80 millions de francs.