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Infos - Un assureur vie envisage de discriminer l'obésité

Le secteur assurance vie de Zurich Financial Services en Suisse étudie la possibilité d'introduire le risque de l'obésité dans ses polices.

Une organisation représentant les personnes souffrant de surpoids dénonce toute tentative de lier les primes à l'indexe de masse corporelle (IMC-BMI), estimant que ce serait discriminatoire.

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) est gêné par cette idée. «Il faut respecter la solidarité entre malades et bien-portants et il ne doit donc pas exister de différences de primes».

De son côté, le géant de l'assurance a assuré à swissinfo que Zurich Life Switzerland n'avait pas de projet concret imminent. «Nous avons déjà établi une différence entre fumeurs et non-fumeurs, déclare le patron de Zurich Life Switzerland Ivo Furrer. Actuellement, nous étudions la possibilité de faire de même avec l'IMC.»

Une pratique courante

Zurich Life affirme ne pas être le seul à explorer cette idée, qu'il s'agit d'une pratique courante dans d'autres pays européens et que des assureurs établissent couramment des différences en fonction de l'âge, du genre, du mode de vie et, dans des cas particulièrement graves, de l'indice de masse corporelle.

L'assureur ajoute que, son étude, basée sur des recherches internes, répond à une demande de la clientèle. Certains assurés auraient en effet exprimé le désir d'être récompensés pour leur mode de vie, tout aussi contrôlable que l'ICM. «Il est tout à fait sensé que les efforts des clients soucieux de leur santé soit répercuté sur leurs primes».

Récemment, une enquête de Santésuisse a montré que les deux-tiers de la clientèle sont favorables au principe d'une diminution de taux plus pour les personnes en bonne santé. De son côté, Zurich Life parle de diminuer les primes et non pas de les augmenter.

Heinrich von Grünigen est convaincu que suivre l'effet yoyo qui affecte les problème de poids constituerait un casse-tête bureaucratique et l'obésité est très difficile à combattre.

Augmentation de l'obésité?

La fondation estime que les deux-tiers de la population sont prédisposés au surpoids, un phénomène qui s'est accru en raison de la sédentarité du mode de vie actuel.

L'abus de nourriture n'est pas comparable à l'abus de tabac ou d'alcool. «Personne n'a besoin de fumer, de boire de l'alcool. Vous pouvez arrêter de fumer et de boire, mais vous ne pouvez arrêter de manger.»

Il précise qu'environ 40% de la population suisse est grosse et prévoit une augmentation de ce nombre à plus de 50% ces prochaines années.

2.2008
 

 
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