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Info -
Accords
bilatéraux
Vacances
en Europe: gare aux hospitalisations

Avec
les bilatérales, les Suisses qui tombent malades lors d'un séjour
européen devraient se prémunir d'un formulaire et s'informer sur
les prestations médicales du pays visité.
Peu de touristes se soucient d'une assurance voyage lorsqu'il
s'agit de se prélasser sur une côte italienne, espagnole ou française.
La majorité des Suisses préparent consciencieusement leurs vacances,
surtout en ce qui concerne l'assurance voyage lorsque la destination
est lointaine, ou alors quand le pays visité est réputé pour ses
frais médicaux élevés, les Etats-Unis ou le Japon par exemple.
Mais peu de touristes s'en soucient lorsqu'il s'agit de se prélasser
sur une côte italienne, espagnole ou française. Et pourtant, depuis
le 1er juin 2002, date de l'application des accords bilatéraux
sur la libre circulation des personnes, quelque chose a changé
au royaume des procédures administratives, notamment en cas de
problèmes de santé survenus durant ses vacances.

Assura
pionnière
Et
cela concerne aussi les Suisses qui voyagent en Europe. Parmi
les nouveautés introduites: un formulaire baptisé E111, fourni
sur demande par les caisses maladie et à mettre dans son porte-monnaie
avant de partir. Grâce à ce papier, l'hospitalisation d'urgence
d'une appendicite en Hollande est traitée comme pour un résident
de ce pays. Et ne nécessite plus de débourser de l'argent liquide,
la facture étant ensuite acheminée vers l'Institution commune
LAMal. Cette fondation, basée à Soleure, est chargée ensuite de
faire le lien avec l'assurance maladie concernée.
Mais
outre
ce nouveau «réflexe» à adopter, reste ensuite à se familiariser
avec les prestations accordées par chaque pays de l'Union européenne.
Un véritable casse-tête qui peut se transformer en migraine si
le pays dans lequel on tombe malade prévoit une participation
de l'assuré. C'est le cas particulièrement de la France, où 30%
des honoraires du médecin, 25% des consultations en hôpital et
20% des soins durant une hospitalisation sont à la charge du
patient. Parfois, dans le meilleur des cas, on aura la «chance»
d'être hospitalisé dans un pays où la quote-part du patient est
réduite au minimum, en Allemagne ou en Grèce par exemple. Autre
difficulté: être muni de son formulaire E111 n'est pas toujours
synonyme de sésame magique. «En Espagne, nous avons constaté qu'un
établissement médical sur trois le refuse, préférant être payé
cash de suite». Conséquence: certaines compagnies, à l'instar
de Assura, offrent depuis peu une nouvelle assurance complémentaire
couvrant la participation à la charge de l'assuré dans les pays
de l'UE et de l'AELE.

Difficile
à chiffrer
Interrogé, le Groupe
Mutuel déclare étudier la possibilité d'inclure cette nouvelle
prestation dans une assurance voyage. «Nous sommes en train d'analyser
les modifications et les coûts que ce changement impliquerait,
explique Carole Barras, responsable dans le domaine des accords
bilatéraux chez le troisième assureur suisse. L'avantage de ce
règlement communautaire, c'est aussi que cela évite les abus,
certains soins donnés à un étranger pouvant parfois doubler en
fonction des pays.» En attendant - et comme la plupart de caisses
maladie, le Groupe Mutuel continue à rembourser ses assurés
selon les règles de la LAMal, soit le double du montant que cela
aurait coûté dans le canton de domicile du patient.
Reste que les entreprises sont bien en peine de chiffrer ce nouveau
secteur. A l'Institution commune LAMal,
on estime que chaque année,
100 000 Suisses, vacanciers ou résidents en Europe, demandent
des soins médicaux. «Mais il nous est encore impossible de fournir
des statistiques de coûts, car cela dure des mois, voire des années,
avant que la facture nous parvienne. Ainsi, depuis juin 2002,
nous n'avons examiné qu'environ 1000 cas.» A l'inverse - soit
les Européens soignés en Suisse -, l'institution soleuroise a
déjà déboursé 10 millions de francs les quatre premiers mois de
cette année.
UTILE
Pour se renseigner sur les prestations médicales des pays de l'UE:
www.europa.eu.int/comm/employment_social/missoc/index_fr.html
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