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- Evolution
des assurances sociales jusqu'en 2030
La charge sociale risque d'atteindre un taux
de 25,6% du produit intérieur brut (PIB) en 2030, soit une
hausse de 3,4 points par rapport à 2005. Une stabilisation au
niveau de l'an dernier nécessiterait une coupe de 12,2% dans les
prestations.
Ces données ressortent d'un rapport sur l'évolution des
assurances sociales. Elles découlent d'un scénario de base qui
table sur un taux de croissance d'environ 1% mais qui ne tient
pas compte des révisions de l'AVS et
de l'AI en discussion...
Si ces réformes étaient acceptées, la progression des dépenses
sociales à l'horizon 2030 serait ramenée à 25,3% du PIB. Elle
resterait néanmoins supérieure à la croissance économique.
Le taux de PIB grimperait à 23,4% si, en plus de la 11e révision
de l'AVS et de la 5e révision de l'AI, on intégrait le
relèvement de l'âge de la retraite à 67 ans et l'adaptation des
rentes AVS à la seule évolution des prix. Il manquerait alors
encore 1,2 point de pourcentage pour stabiliser les dépenses
sociales au niveau de 2005 (22,2% du PIB), soit plus de 6,6
milliards de francs ou 5,1% des prestations.
Dans tous ces cas de figure, l'augmentation de la charge sociale
ne pourrait toutefois pas être qualifiée de marquée. Elle
demeurerait en effet "nettement inférieure" à celle observée
lors de la période 1990-2003, selon le Département fédéral de
l'intérieur. Le taux de PIB lié aux assurances sociales avait
passé à l'époque de 15 à 20,5%.
La situation économique jouera aussi un rôle dans le
développement des œuvres sociales. Avec le scénario d'évolution
démographique et économique favorable, ces dépenses seraient
pratiquement stabilisées dans l'hypothèse d'une croissance de
1,5%. Si l'évolution suivait par contre la tendance du scénario
défavorable, "des mesures radicales devraient être prises".
Ce rapport tient compte de l'AVS, de l'assurance invalidité
(AI), des prestations complémentaires, des allocations perte de
gain (APG), de la prévoyance professionnelle (LPP), de
l'assurance maladie, de l'assurance accident, des allocations
familiales et de l'assurance chômage. L'AVS pèse
particulièrement lourd puisqu'un tiers des dépenses sociales en
découlera vers 2030.
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