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Pas de santé «à l'américaine» !
Accepter
l'article constitutionnel sur l'assurance maladie lors de la
votation du 1er juin équivaudrait à donner les pleins
pouvoirs aux caisses avec, à la clé, une médecine à deux
vitesses, estime le parti socialiste suisse.
Le PS a décidé de faire de la
campagne pour le «non» une de ses priorités.
Il y consacrera 150'000 francs. Point fort: la projection
gratuite le 22 avril dans 14 villes du film «Sicko» de
Michael Moore.
En recourant à l'oeuvre du
réalisateur américain, le parti veut montrer à quelle dérive
peut conduire un système de santé uniquement basé sur la
concurrence. Aux Etats-Unis, 47 millions de personnes ne
bénéficient d'aucune couverture maladie.
Les socialistes ne veulent
pas entendre parler de mesures qui conduiraient à une
privatisation de la santé et à une médecine à deux vitesses.
Selon eux, accepter l'article, c'est ouvrir la porte à une
réduction des prestations remboursées par l'assurance de
base et à l'élargissement du système des franchises et des
quotes-parts.
Instaurer un système de
financement moniste des hôpitaux donnerait également trop de
poids aux caisses. Les cantons leur verseraient désormais
leur contribution (huit milliards de francs par an) sans ne
plus avoir aucun droit de regard sur la façon dont est gérée
cette somme.